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Pensées du phare

  • 2°C... et au-delà

    Il y a peu, j'ai fait un vol en montgolfière à Caen, et j'ai été une fois de plus frappé par la beauté de notre merveilleuse planète. Quand on observe le monde depuis les hauteurs, on ne peut qu'être troublé par sa magnificence et se rendre compte à quel point l'on est tout petit. Pourtant, même les plus petits organismes peuvent abattre les géants. Il en est ainsi des virus. Et notre minuscule activité individuelle, multipliée par sept milliards d'autres, est inéluctablement en train de dérégler la planète sur laquelle nous vivons. Et cela ne va pas aller en s'arrangeant. Le plus grand pollueur de la planète veut en effet abroger le plan climat d'Obama. Donald Trump juge les réglementations environnementales « inutiles » et va de ce fait empêcher que soient fermées de nombreuses centrales à charbon, comme le Clean Power Plan le prévoyait. Les centrales thermiques sont la première cause du réchauffement climatique, mais qu'attendre d'un pays dont le chef de l'Agence américaine de protection de l'environnement est un climato-sceptique ? Le plus fou, dans tout ça, c'est de voir les faibles bénéfices que va retirer l'administration Trump au regard des dangers qu'elle fait courir. L'abrogation du plan Obama devrait sauver 27 000 emplois de mineurs. Cette mesure s'inscrit évidemment dans la logique de Trump qui s'est récemment retiré des accords de Paris sur le climat. Mais elle devrait contribuer à l'augmentation globale de la température, qui ne sera selon toutes les estimations actuelles pas maintenue en dessous des 2°C fatidiques. En fait, l'augmentation devrait se situer entre 2°C et 4,9°C. Et ces estimations-là ne sont pas basées sur le pire scénario ! Je vous recommande donc vraiment de profiter au mieux de cette période dans laquelle nous vivons. Car tout indique que c'est le calme avant la tempête. Et si vous voulez voir notre belle planète depuis les cieux, je vous invite à la découvrir lors d'un vol en montgolfière : c'est un spectacle qu'on n'oublie pas. Je vous mets en lien le site où j'ai trouvé ce vol à Caen, si ça vous intéresse. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce de baptême en montgolfière et retrouvez toutes les informations.

  • Startup d’État: mettre en capacité les intra-preneurs pour valoriser de nouveaux modes de faire

    Ces idées se traduisent de manière concrète dans de nouvelles façons de rendre des services au public. C’est ce qu’ont fait les équipes d’Etalab en concevant et déployant des pistes d’innovations originales et stimulantes pour s’attaquer aux “irritants” administratifs qui gênent la vie des usagers. La méthode “Startup d’État” a été inventée pour répondre à ces problèmes. Une Startup d’État, c’est un assemblage temporaire de développeurs et d’agents publics, en charge de régler le problème, ou pas, en activant tous les leviers du numérique. Par exemple dans le champ de la mobilité, la plateforme le.taxi est le résultat d’une telle démarche, et fournit gratuitement aux sociétés de taxis un registre centralisant les données de géolocalisation et de disponibilité des véhicules, afin de permettre aux taxis de rivaliser avec les acteurs majeurs du VTC en pratiquant eux aussi la maraude électronique. Autre exemple, “La Bonne Boîte”, a pour mission de rendre visibles les offres d’emploi qui passent à travers les filets de Pôle Emploi, en analysant les recrutements passés, et en repé- rant, via un accès aux fichiers de l’Ursaff qui centralisent les déclarations d’embauche, les entreprises qui recrutent. Enfin, alors que 40 % des personnes qui ont droit au revenu de solidarité active (RSA) n’y ont pas recours du fait de la complexité des démarches, illustrant bien les limites d’exécution des mesures, une autre startup d’État, “Mesaides”, qui rencontre elle aussi un certain succès, notamment auprès de tous les média teurs en contact avec les publics cibles, a développé un questionnaire en ligne rapide pour identifier les aides qui vous sont accessibles. Ce qui est nouveau, dans l’approche, estiment les responsables d’Etalab, ce n’est pas la technologie, c’est d’imaginer des équipes responsables de bout en bout de services publics. L’enjeu est organisationnel car « il n’y aura pas de transformation digitale à organisation constante » et il faut un espace pour innover. C’est ce que permettent les startups d’État, avec leurs petites équipes dédiées et leur financement propre. L’enjeu est qu’elles produisent des ressources utilisables par d’autres, notamment sous forme d’API, de services web, qui sont un moyen d’initier de nouvelles formes de partenariats public-privé plus simples, « à vocation diffuse » permettant à des services tiers d’utiliser les services produits par les start-up d’État. À terme, l’enjeu est de développer un réseau d’incubateurs publics qui partagent les mêmes valeurs, même s’ils sont opérés par différentes administrations, et qui permettent aux agents publics d’entreprendre. Et la méthode Etalab47 fait école. Le ministère des Affaires sociales a passé au printemps 2017 une convention avec le SGMAP pour que ce dernier l’accompagne dans la mise en place de démarches innovantes jusqu’à la création de leur propre incubateur. Ces initiatives d’accompagnement et d’accélé- ration de projet s’inscrivent également dans la mutation des acteurs locaux : la démarche de Startup de Ville commence à arriver dans les collectivités territoriales, à Paris ou dans le Nord Pas de Calais.

  • Un mois décisif

    "En mai, tu fais ce qu'il te plaît", dit le dicton. Et il est probable que certains le prennent au mot. Ce mois de mai 2018 sera décidément décisif à bien des égards. Les grévistes et contestataires espèrent parvenir à s'organiser pour créer un mouvement de masse contre Macron et son gouvernement. Ces derniers allument en réaction des contre-feux, tentent de distraire l'attention, voire jouent la montre. Car si la gronde ne parvient pas à se généraliser durant les prochains jours, nul doute que le créneau de lancement sera manqué. La résonance avec l'anniversaire de mai 68 n'aura pas lieu, et le public ne verra là au final que le contraste entre 1968 et 2018. Bref, les semaines qui viennent seront déterminantes, et l'organisation des mouvements sociaux devrait être fascinante à observer.